Le Braque de Weimar est une race que j’apprécie énormément, tant pour son élégance que pour son caractère attachant. C’est un compagnon fascinant, plein de qualités, mais comme aucun chien n’est parfait, il est important de connaître aussi ses petits travers. Loin de vouloir décourager qui que ce soi, bien au contraire, mon objectif est simplement de mettre en lumière certains aspects qui peuvent surprendre ou poser des défis au quotidien de façon drôle et ludique. J’ai donc listé dix points qui, selon moi, méritent d’être pris en compte avant d’adopter ce magnifique chien qui quoi qu’il arrive, mérite qu’on s’attarde sur lui.
Le Braque de Weimar en premier chien : Difficile !
Ce titre n’évoque par forcément un défaut du Braque de Weimar, pourtant, c’est le cas. Ce chien, quand on n’en a jamais eu avant et donc qu’on n’a aucune expérience, n’est pas le plus simple. Ce n’est pas impossible, mais un peu plus compliqué.
Cela est principalement dû au fait que le BDW peut nous faire tourner en bourrique assez rapidement. En effet, il est têtu et quand il n’a pas envie, il sait bien le faire comprendre. C’est surtout le cas quand il est jeune et qu’il commence l’éducation. Après, ce problème n’en est plus (vraiment) un.
Il est très intelligent, de ce fait, il comprend très bien ce qu’on veut de lui. C’est justement cela qui le rend parfois imprévisible. Il peut faire exactement l’inverse, ou ne rien faire, pour montrer son caractère fort. C’est un petit défaut qu’on oublie facilement tant il a de bons côtés. Donc si tu veux un chien qui ne te fasses jamais tourner en bourrique, je crois que ce n’est pas le bon.
Hyper gourmand
Le Braque de Weimar n’est pas le plus gourmand des chiens, mais il s’en rapproche. Pas non plus au point du Cocker Anglais que je connais très bien, car j’en ai eu un pendant 15. Le Weim adore vraiment manger et il peut lui arriver de réclamer de façon insistante. Il faut donc bien le cadrer dès le début afin de ne pas se retrouver avec un chien qui louche sur notre assiette en permanence ou qui nous suit jusqu’à la cuisine. En plus, comme il est grand, il est parfois à la bonne taille pour piquer discrètement sur la table du salon ou les brochettes du barbecue (histoire vraie).
Cela peut aussi lui jouer de mauvais tours, car il a tendance au surpoids si on lui cède beaucoup. Il faut donc surveiller à ce qu’il ait une bonne alimentation et une quantité adaptée.
Heureusement pour lui, il est hyper sportif et se dépense beaucoup, cela compense généralement son grand appétit. Encore faut il le promener régulièrement ou faire des activités avec.
Mais au-delà de son appétit, un autre défaut peut apparaître : le Braque de Weimar a parfois tendance à manger trop vite. Ce comportement n’est pas rare chez les grands chiens sportifs, qui engloutissent leur ration en quelques secondes. Le danger, c’est que cette précipitation augmente le risque de troubles digestifs, voire de torsion d’estomac, une pathologie grave chez les races de grande taille.
Pour limiter ce problème, il est conseillé d’utiliser une gamelle anti-glouton, de fractionner les repas ou de proposer des croquettes adaptées. Ces petites précautions permettent de protéger sa santé tout en gardant le plaisir du repas.
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Hyperactif : Un chien énergique !
Comme on l’a dit juste au-dessus, le Braque de Weimar est assez sportif. Parfois trop. C’est épuisant, car il n’est jamais fatigué et rassasié. Franchement, un chien qui aime les longues balades, c’est top, on ne va pas le cacher. Par contre, c’est dur de le raisonner de ce côté et il pourrait ne jamais s’arrêter. Il ne peut donc pas être adopté par une personne âgée qui n’est pas totalement indépendante ou une personne qui travaille trop ou casanière.
Quand la flemme s’installe au retour du travail après une longue journée, il nous rappelle bien qu’il est impératif de le sortir en ne nous quittant pas du regard. « Sors moi, sors moi humain ».
Hyper-attachement : Notre deuxième ombre
Le Braque de Weimar est un chien extrêmement fidèle, toujours collé à son maître. Sa présence constante peut être touchante… mais aussi envahissante : il devient vite une véritable ombre, jusque dans la salle de bain ou les toilettes.
Cette proximité, si elle n’est pas bien gérée, peut évoluer en anxiété de séparation. Lorsqu’il reste seul, il peut aboyer, détruire ou s’agiter. Pour limiter ce problème, il faut l’habituer progressivement à l’absence, lui proposer des occupations (jouets, friandises, tapis de léchage) et rester cohérent dans les habitudes. Avec patience et socialisation, ce trait se transforme en simple défi du quotidien. Et bien entendu, passer un maxiùum de temps avec lui dès que t’es à la maison.
Un grand baveur
Si tu veux garder ta maison propre, belle et bien rangée… Alors n’adopte pas un chien de la race du Braque de Weimar. Impossible avec lui de ne pas retrouver des poils un peu partout ou même de la bave sur les canapés ou le sol. On ne peut pas l’oublier, à la fois par sa taille et sa prestance, mais aussi grâce aux petits cadeaux qu’il nous laisse un peu partout :).
En plus, comme il est assez joueur, il se peut qu’il laisse trainer des jouets partout ou pire, qu’il joue avec ce qui lui tombe sous la main. Il est parfois aussi destructeur quand il est trop longtemps tout seul. C’est pour cela, qu’il ne faut pas hésiter à le promener le plus possible.
Heureusement que sa robe est courte sinon, l’aspirateur devrait être passé 10 fois par jour.
Un instinct de chasse prononcé
Le Braque de Weimar a, à la base, été sélectionné comme chien de chasse. Il conserve souvent un instinct naturel de poursuite vis-à-vis de petites proies (lapins, chats, oiseaux, etc.). Cela peut poser problème si tu possèdes d’autres animaux ou si tu habites dans une zone où de petites bêtes sauvages peuvent croiser sa route.
C’est dommage de se promener, admirer la nature, les animaux et devoir empêcher son Weim de sauter dans la marre avec les canards.
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Un côté sensible (parfois susceptible)
Hyper intelligent, le Braque de Weimar peut se montrer très réceptif à l’éducation positive. En revanche, il réagit mal aux méthodes trop brusques, aux punitions excessives ou aux rapports de force. Si tu le braques, il peut s’obstiner ou perdre confiance. C’est donc un chien qui requiert une bonne dose de patience et de cohérence. Je ne suis pas très patient alors j’avoue que je délègue tout ça à ma femme. Comme quand il faut retrouver quelque chose dans la maison, je perds vite patience et elle retrouve l’objet en deux secondes.
Il boude parfois aussi j’ai l’impression, comme un enfant. Mais en même temps, il compte autant qu’eux dans notre vie.
La cohérence, son vrai repère
Beaucoup de maîtres font la même erreur : un jour on autorise, le lendemain on interdit.
Avec un weimaraner, ça ne pardonne pas. Il repère tout, il analyse tout, et il peut perdre pied si les règles changent trop souvent.
Pas besoin de cris : juste de la cohérence, toujours la même. Avec ça, il devient vraiment simple à vivre.
Bavardage ou vocalises
Le Braque de Weimar peut se montrer assez « bavard » : il n’hésitera pas à aboyer, gémir, voire grogner ou “chantonner” pour exprimer son ressenti. Cette vocalise peut survenir lorsqu’il réclame de l’attention, s’ennuie ou perçoit une situation inhabituelle. En effet, étant un chien intelligent et sensible, il est particulièrement réceptif à son environnement et cherche souvent à communiquer avec son maître.
Pourquoi ?
- Besoin de stimulation : un chien qui s’ennuie ou ne se dépense pas suffisamment physiquement et mentalement peut devenir bruyant pour exprimer sa frustration.
- Hyper-attachement : le Braque de Weimar est très proche de sa famille et supporte mal la solitude ; il peut donc aboyer ou gémir dès qu’il est laissé seul trop longtemps.
- Protection du territoire : comme il est protecteur, il peut avoir tendance à réagir au moindre bruit ou mouvement suspect en aboyant.
Sauteur de portail professionnel
Le weimaraner ou grisou, est un chien qui s’ennuie souvent. Un peu comme nous devant un long film alors qu’on peut scroller 50 vidéos la minute avec tiktok ou instagram. Donc pour faire passer le temps, il explore. Le jardin. La maison. Et parfois, il agrandit foncièrement son périmètre. Hop, il passe par le trou du grillage ou escalade la clôture ou le portail. Ni une ni deux, le voilà chez le boucher en train de commander son morceau de viande pour ce soir, ou dans le poulailler de ton voisin.
En bref, une autre raison de le fatiguer, est d’éviter qu’il fugue en permanence. C’est un comportement dérangeant qui nous fait craindre pour lui et on a peur de ne jamais le retrouver. Heureusement, la fin est souvent heureuse, car il ne peut pas nous quitter trop longtemps.
N’aime pas trop le facteur
Alala, le cliché du facteur qui se fait courser dans les films par le chien de la maison. Avec le Braque, c’est un peu a vérité, mais cela s’étend à tout étranger osant s’introduire dans SA MAISON.
Mieux vaut être le bienvenue et ne pas venir voler quelque chose, sinon l’accueil peut faire mal aux fesses. C’est un bon chien de garde qui en plus, a un petit problème quand il ne connait pas. On dirait un Breton. Froid de premier abord et adorable quand on le connaît (Je parle en connaissance de cause, je suis né à Brest).
Conclusion sur les défauts du weimaraner
Au-delà de ces quelques « défauts », rappelons que le Braque de Weimar reste un chien formidable, dévoué, plein de vitalité et d’amour. Ses éventuels travers (ténacité, hyperactivité, besoin d’attention…) sont la contrepartie de sa grande intelligence, de sa fidélité et de sa joie de vivre. Avec une éducation adaptée, des sorties suffisantes et un environnement stable, la plupart de ces points potentiellement négatifs peuvent se transformer en simples « petits défis » du quotidien ! Bref, cet article n’est pas fait pour te décourager comme tu peux le comprendre. Mais il est là pour te rappeler que le Braque de Weimar ne peut pas convenir à tout le monde et qu’une adoption doit être bien réfléchie en prenant en considération chaque détail.
Un guide pour te simplifier la vie avec ton Braque de Weimar
Questions fréquentes sur les défauts du Braque de Weimar
2h d’exercice par jour minimum + stimulation mentale (jeux d’intelligence, pistage). Sans ça, il sera destructeur.
Oui, c’est le défaut « pot de colle ». Il ne supporte pas d’être seul. Il faut l’habituer progressivement dès chiot à rester seul 10-15 min.
Ignorer (de temps en temps) les demandes d’attention, récompenser le silence, et surtout bien le fatiguer physiquement et mentalement. Un Braque qui s’ennuie = un Braque bruyant.
Difficile mais pas impossible. Il faut accepter sa ténacité, être patient et cohérent dans l’éducation. Un éducateur canin peut vraiment aider les premières années.
Utilise une gamelle anti-glouton, fractionne les repas, et évite les excitations avant/après le repas. Cela limite les risques digestifs.
Oui, c’est souvent lié à l’anxiété de séparation. Il faut l’habituer progressivement à rester seul, sans rituels de départ trop marqués.
Il est très sensible. Les cris ou punitions brutales peuvent le bloquer. Préfère le renforcement positif et la cohérence.
Oui, surtout après l’effort ou en cas d’excitation. Prévois des serviettes et accepte qu’il laisse des traces… c’est le charme du grand chien.





